En Guadeloupe, l’eau est partout (mer, sources, rivières)… sauf au robinet. À cause d’un réseau vétuste, 70% de l’eau produite se perd avant d’arriver dans les foyers. 80 000 personnes se retrouvent sans eau potable et certaines coupures durent plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Nadine Haral a dû attendre 31 jours avant que l’eau ne revienne. Faute de solution, les habitants, hôtels et restaurants se tournent vers des vendeurs clandestins : 80 euros le mètre cube, contre 2,3 euros au tarif public.
Des camions « de contrebande » pomperaient dans le réseau public. Des enquêtes sont en cours. Les travaux annoncés (320 millions d’euros) avancent si lentement que le renouvellement du réseau prendrait 208 ans au rythme actuel.
Cette situation dure depuis des années. 230 habitants ont porté plainte pour les coupures et la pollution au chlordécone.