Plutôt que de payer cher pour nettoyer l’eau après coup, mieux vaut éviter de la polluer dès le départ… logique, non ?
C’est ce que montrent les politiques de type « paiements pour services environnementaux » (PSE). À Paris, protéger les captages en rémunérant les agriculteurs pour réduire les pesticides ne coûte que 4 centimes par m³, soit moins de 1% du prix de l’eau.
À l’inverse, dépolluer peut coûter jusqu’à 1,20€ par m³. Sans compter les fermetures pour cause de pollution. Entre 1980 et 2025, 14 640 captages ont baissé le rideau, dont 41,6 % à cause des nitrates et pesticides. Sans compter les frais sanitaires pour soigner les malades des pesticides… Là où ces dispositifs sont appliqués, comme avec Eau de Paris, les pesticides chutent de 77%.
« Le coût du traitement est au moins trois fois supérieur à celui de la prévention », selon un rapport du Sénat de 2023. Bref, payer les agriculteurs pour réduire les pesticides nous ferait gagner de l’argent. Mais la logique s’arrête là où les bénéfices des firmes phyto commencent…
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