Irrigation, biodiversité, élevage : la face cachée du projet de loi d'urgence agricole  - Agriculture Biodiversité Eau Eau du robinet Eau potable Écologie France Nature Environnement Irrigation Lois Nature Pesticides PFAS Pollution Santé Zones humides

Irrigation, biodiversité, élevage : la face cachée du projet de loi d'urgence agricole

Image d’illustration © lumin_osity | Unsplash | Unsplash

Présenté comme une réponse express à la crise agricole, ce projet de loi cache en réalité une vieille magouille : « simplifier » pour mieux détricoter le droit de l’environnement.

Un projet de loi en eau trouble

Derrière quelques avancées sur les revenus, le texte pousse surtout un modèle agricole intensif déjà à bout de souffle. Exemple de l’irrigation : contrairement au discours officiel, elle n’est pas bloquée (93,2 % des surfaces ne sont pas irriguées, et 450 ouvrages ont été créés en 5 ans).

Pourtant, la loi facilite encore son expansion, quitte à aggraver les tensions sur l’eau. Même logique pour les zones humides : plus elles sont dégradées, moins elles seraient protégées… absurde !

Côté eau potable, le texte promet d’agir mais repousse les décisions concrètes, malgré une pollution aux pesticides et PFAS touchant des millions de Français. Sur la biodiversité, il affaiblit les compensations écologiques, les transformant en formalités administratives.

Quant au loup, désigné comme bouc émissaire, les chiffres contredisent clairement toute « invasion ».

Au final, ce projet ressemble à un patchwork incohérent qui privilégie des intérêts à court terme, au détriment de la santé, de la biodiversité et même… des agriculteurs.

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