Ford réembauche en urgence des salariés virés pour réparer le fiasco de l'IA  - Automobiles Capitalisme Entreprises États-Unis Ford IA Industries Informatique Innovations Intelligence artificielle Licenciement Voitures
| 29/06/2026

Ford réembauche en urgence des salariés virés pour réparer le fiasco de l'IA

Image d’illustration © Alwin Johnson | Pexels | Pexels

Ford pensait avoir trouvé la formule magique en remplaçant un bon paquet d’ingénieurs par de l’intelligence artificielle. Mais l’expérience a viré au crash test grandeur nature, et l’entreprise a dû rappeler en urgence ses anciens employés pour réparer les dégâts d’une IA catastrophique.

Trop d’IA tue l’IA

Charles Poon, vice-président de l’ingénierie du constructeur, l’admet : « Nous pensions naïvement » que l’IA suffirait. Mais… finalement non. Les salariés expérimentés sont partis avant d’avoir transmis leur savoir à la machine. C’est ballot.

Conséquence logique (mais visiblement imprévue) : en 2025, Ford a battu un record historique avec 153 rappels et près de 13 millions de véhicules concernés. Pire : mi‑2026, plus de 11 millions de voitures ont déjà été rappelées.

On n’arrête pas le progrès (mais des fois, il le fait très bien tout seul)

Le problème n’est pas que « l’IA fait n’importe quoi ». C’est qu’elle fait ce qu’on lui a appris. En l’occurrence, pas grand-chose de solide. Les systèmes embarqués, de plus en plus complexes et dépendants d’algorithmes, ont accumulé les bugs, pendant que les outils censés les gérer perdaient eux aussi les pédales.

Ford en roue libre

En toute confiance, Ford a fortement taillé dans ses effectifs (5 000 postes en moins depuis 2020), son PDG annonçant tranquillement que l’IA allait remplacer « littéralement la moitié des emplois de bureau ». Raté. Il a donc fallu réembaucher les « licenciés » pour… mieux former les outils d’intelligence artificielle qui les remplaceront définitivement un peu plus tard. Et aussi encadrer les nouvelles recrues, un peu perdues face à des systèmes complètement désorganisés. Ubuesque.

Au total, au moins 350 salariés expérimentés ont donc été rappelés à la rescousse. Pas énorme sur le papier, mais suffisant pour limiter la casse. Reste que le mal est fait : la réputation du constructeur a pris un sérieux coup de bambou.

Sources : The Verge, Bloomberg.

Cet article est publié sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.
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Article original publié sur Les mots ont un sens.
Auteur : Napakatbra / LMOUS.
Article sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.

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