Scène surréaliste, digne d’une cour de récré… sauf qu’on parle ici de journalisme. Censure en coulisses.
Après une interview autour du film La Bataille de Gaulle, la journaliste de France 24 Nina Masson se retrouve bloquée physiquement et sommée de promettre par écrit de ne pas diffuser un passage jugé gênant.
Motif ? Une question sur « l’engagement » posée à l’acteur Niels Schneider, légèrement déstabilisé lorsqu’il s’agit d’évoquer en suivant la tribune anti-Bolloré signée par 600 professionnels du cinéma.
L’attachée de presse, visiblement peu fan du débat d’idées, enferme l’équipe, menace de confisquer la carte mémoire et n’accepte de la rendre qu’en échange de cette petite rédaction forcée, et signée. « Je, soussignée […], m’engage à ne pas utiliser… »
Il ne manquait plus que les lignes à recopier cent fois : « Je n’ai pas été gentille, je ne le referai plus ».
Ironiquement, la réponse incriminée était, selon la journaliste, parfaitement inexploitable. Tout ça pour… rien. La Société des Journalistes de France 24 dénonce ↗ des méthodes « dignes de régimes totalitaires ». Rien que ça. Et pendant ce temps, sur grand écran, on célèbre le courage, la résistance et l’engagement. De Gaulle aurait certainement apprécier la mise en scène.
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