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| 04/11/2026 21:32

La répression antiterroriste utilisée contre la contestation sociale

Image d’illustration © Sasith Mawananehewa | Pexels | Pexels

Recevoir une assignation à résidence pour avoir participé à un blocage de lycée : ce n’est plus de la science-fiction, c’est l’actualité administrative française.

MICAS = Mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance.

Le gouvernement utilise désormais l’arsenal antiterroriste contre la contestation sociale. Des manifestant·es, militant·es écologistes, antifascistes ou pro-Palestine reçoivent des assignations à résidence. Ce sont les MICAS, outils créés après les attentats de 2015.

Censées viser des menaces terroristes, ces mesures sans juge, sans preuve et fondées sur des notes blanches invérifiables ont littéralement brisé des vies de personnes jugées dangereuses. La loi SILT (2017) a rendu permanentes les super pouvoirs de l’état d’urgence, complétés par les interdictions de paraître votées pour les JO de 2024.

L’objectif réel est décourager et épuiser les contestataires par le harcèlement administratif. Car contester un arrêté est quasi impossible : la charge de la preuve est inversée et le recours arrive trop tard. Ceci n’est pas une dérive, c’est une stratégie consciente de neutralisation politique.

Cet article est publié sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.
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Article original publié sur Les mots ont un sens.
Auteur : Napakatbra / LMOUS.
Article sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.

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