En France, la reconnaissance faciale est officiellement interdite lors des contrôles d’identité… mais visiblement, beaucoup de policiers n’ont pas reçu l’info.
Une enquête de Disclose et France 2 révèle son usage quotidien par la police via le fichier TAJ (9 millions de photos), directement depuis leurs téléphones.
Because il faut faire du chiffre avec les amendes forfaitaires délictuelles (AFD), quitte à « scanner » les faces à la chaîne, surtout des personnes racisées ou militantes.
Dérives, contrôles au faciès et erreurs parfois graves. Exemple : Elena, confondue (malgré une similitude à 68%), envoyée en rétention à tort. Ou Julien, militant écologiste, emprisonné sous une fausse identité après une identification « formelle »… formellement erronée. Malgré les rappels du ministre (« cette technique n’est pas légale »), l’usage perdure, sans aucun contrôle.