À Fontainebleau, Serge Geoffre, simple promeneur devenu « peintre de la forêt », a été relaxé après avoir recouvert des milliers de marquages d’arbres destinés à l’abattage.
Pour la justice, ses actes, sans intérêt personnel, relèvent de la liberté d’expression. L’homme, qui dit vouloir « sensibiliser » à une gestion jugée trop industrielle, s’oppose à l’ONF, lequel défend une « gestion durable ». Derrière ce face-à-face, un vieux débat : protéger ou exploiter la forêt.
De 1830 à aujourd’hui, artistes et militants s’en mêlent. Geoffre, loin des sabotages radicaux d’hier, incarne une écologie ordinaire mais tenace. Son geste, maladroit pour certains, symbolique pour d’autres, pose une question : jusqu’où peut-on aller pour défendre les arbres ? La justice tient apparemment un début de réponse.
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