À Nairobi, 60 représentant·es autochtones de 16 pays ont publié la Déclaration de Nairobi et créé l’Alliance pour les territoires autochtones.
Leur exigence : rendre aux peuples concernés leurs terres ancestrales, transformées sans leur consentement en parcs, réserves et sanctuaires. Ils accusent les gouvernements, des ONG et des entreprises de contrôler ces territoires au nom de la conservation, tout en les ouvrant au tourisme et aux industries.
« Quittez nos terres et respectez nos droits, sinon nous vous mettrons dehors en exerçant notre propre système de justice. »
La déclaration appelle les organisations comme le WWF, la WCS, African Parks et l’UNESCO à partir et à respecter les droits autochtones. Au moins 3 millions de personnes sont touchées et 1,1 milliard d’hectares de terres autochtones ont été accaparés. Les signataires défendent une autre voie : une conservation conduite par les peuples qui vivent sur ces terres et les connaissent.
« Nous nous opposons à une conservation caractérisée par les logiques de marché, l’accaparement des terres, la financiarisation de la nature, le greenwashing pratiqué par les grands pollueurs et les fausses solutions fondées sur la nature. »