Une étude préclinique suggère qu’agir brièvement sur un récepteur de cannabinoïdes rend des cellules cancéreuses (du sein) moins efficaces et plus sensibles au tamoxifène (traitement anti-cancer).
Les cellules du cancer du sein peuvent changer de forme et d’état, les malignes, et devenir plus difficiles à traiter, ce qui favorise la propagation de la maladie.
Dans cette étude publiée dans Nature, les chercheurs ont brièvement modifié l’activité du récepteur cannabinoïde de type 2, le célèbre, que dis-je… l’incontournable et mondialement connu « CB2R ». Chez la souris de laboratoire, les cellules tumorales sont alors devenues plus molles et se sont moins multipliées. Elles ont aussi mieux répondu au tamoxifène, un médoc anti-cancer.
« Modifier l’activité du récepteur cannabinoïde » ? Oui, oui, c’est bien ça : ingérer du THC, donc du cannabis.
L’effet s’est maintenu même après l’arrêt de la modulation de CB2R. Les cellules ont conservé plus longtemps leur identité « luminale ». Tout le monde connaît bien évidemment cet état mais je précise tout de même, on ne sait jamais : cela correspond à un état moins changeant, donc moins agressif.
Les résultats suggèrent donc qu’une intervention courte pourrait rendre certaines cellules tumorales moins aptes à s’adapter, à se multiplier, et à résister au traitement. MAIS… car il y a un MAIS… l’étude reste préclinique : elle ne prouve pas que le cannabis soigne le cancer du sein chez l’humain. Dommage, mais je reste en veille, t’inquiète. Et courage à toutes les personnes atteintes de cancer ! Lâchez pas l’affaire ! 🙏