Comment Israël a transformé l'Eurovision en outil de soft power géopolitique  - Benyamin Netanyahou Boycott Enquête Eurovision fraude Israël Manipulation des médias Médias New York Times Palestine Union européenne de radio-télévision
| 12/05/2026

Comment Israël a transformé l'Eurovision en outil de soft power géopolitique

Image d’illustration © nomusicforgenocide.org | nomusicforgenocide.org

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu aurait mené une campagne coordonnée, investissant au moins 1 million de dollars pour promouvoir ses candidats, notamment Yuval Raphael en 2025, arrivée 2ᵉ grâce au télévote.

Dès 2018, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a financé discrètement la promotion de ses artistes ; en 2024 et 2025, la stratégie s’est intensifiée avec des campagnes publicitaires massives, des appels au vote répétés – jusqu’à 20 fois par personne – et une mobilisation coordonnée des diasporas.

Cette stratégie, pilotée en partie par le bureau de hasbara (propagande), visait à redorer l’image du pays face aux critiques internationales sur la guerre à Gaza.

L’Union européenne de radio-télévision (UER) a été critiquée pour sa passivité, n’ayant jamais mené d’enquête approfondie. En 2026, elle a toutefois rappelé Israël à l’ordre en exigeant le retrait de vidéos incitant à voter 10 fois pour Noam Bettan, son candidat franco-israélien. Des règles ont été durcies : votes limités à 10 par personne et retour des jurys en demi-finales.

Cette année voit le plus grand boycott de l’histoire du concours : l’Espagne, l’Irlande, l’Islande, les Pays-Bas et la Slovénie se sont retirés. Plus de 1 100 artistes, dont Peter Gabriel, ont appelé au boycott, dénonçant une instrumentalisation du concours. Malgré cela, des pays comme la France et l’Allemagne ont soutenu la participation d’Israël.

Cet article est publié sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.
Exemple de crédit à insérer sous la republication (prêt à copier/coller) :
Article original publié sur Les mots ont un sens.
Auteur : Napakatbra / LMOUS.
Article sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.

Notre newsletter : gratuite, même par mauvais temps. On envoie quand on y pense…