L’école française équipe à marche forcée ses établissements en outils électroniques, sans aucune trace d’un quelconque bénéfice pédagogique.
Depuis les années 2000, des milliards d’euros ont été dépensés dans une politique souvent établie pour soutenir la filière technologique davantage que l’apprentissage. Sur le terrain, le matériel tombe en panne, devient obsolète en quelques années, exige des formations inexistantes et alourdit le travail des enseignants. Certains matériels n’ont même jamais servi.
Malgré les alertes sur la santé, l’attention, le sommeil et les inégalités, l’institution continue de promouvoir tous azimuts la « classe numérique » et l’intelligence artificielle. L’étude Pisa de 2015 n’avait pourtant constaté aucune amélioration notable des résultats scolaires liée aux investissements numériques. Elle relevait même une baisse des performances lorsque l’exposition augmentait. D’autres études vont dans le même sens.
Pendant que les classes ferment, les Gafam récupèrent un marché de 12 millions d’enfants, ainsi que leurs données.