Une enquête menée par L’Humanité, The Guardian et trois autres médias européens révèle que onze chercheurs du groupe 3 du GIEC, consacré à la réduction des émissions, entretiennent des liens professionnels avec l’Arabie saoudite ou Aramco.
Mustafa Babiker travaille pour le géant pétrolier depuis 2006, tandis que Diego Armando Moya-Pinta l’a rejoint en 2022. Cinq autres chercheurs sont affiliés au KAPSARC, un centre de recherche financé et présidé par le ministre saoudien de l’Énergie. Le problème est évident : Aramco est l’une des principales entreprises fossiles au monde et un acteur majeur des émissions de gaz à effet de serre.
Le GIEC assure n’avoir identifié aucun conflit d’intérêts, et qu’une affiliation professionnelle ne suffit pas, à elle seule, à établir un conflit. Une réponse jugée insuffisante par les reporters, qui s’interrogent sur l’indépendance et la crédibilité de l’institution. 👇