Derrière les dorures très républicaines de l’Élysée, une une origine moins glorieuse.
Construit en 1718 comme hôtel particulier du comte d’Évreux, le futur palais présidentiel doit en grande partie son existence à la fortune d’Antoine Crozat, financier sous Louis XIV… et acteur majeur de l’économie esclavagiste.
Traite négrière, plantations aux Antilles, exploitation à Saint-Domingue ou en Louisiane : c’est ce système qui a alimenté la dot colossale de sa fille, mariée à l’aristocratie. Résultat, un palais bâti sur l’argent et la sueur des esclaves. En mai 2026, une plaque vient enfin rappeler cette réalité, dans le sillage de la loi Taubira. Plus qu’un détail historique, l’Élysée devient symbole d’un système où puissance française et esclavage étaient intimement liés.
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