Le Sénat a validé, le 18 mai, la restitution en Guyane des dépouilles de six Amérindiens exhibés dans les sinistres « zoos humains » du XIXe siècle.
Conservés depuis plus de 130 ans au Muséum d’histoire naturelle, ces hommes et femmes étaient morts à Paris en 1892, victimes de conditions indignes. Portée par l’association Moliko Alet+Po et soutenue par une proposition de loi transpartisane adoptée à l’unanimité, cette décision marque une avancée mémorielle forte.
« Ils ont été nommés, réhumanisés », souligne Corinne Toka-Devilliers, descendante de l’une des victimes. Au-delà des corps, ce sont des voix oubliées qui rentrent chez elles. Une première qui ouvre la voie à d’autres restitutions et à un travail de mémoire encore inachevé.
Notre newsletter : gratuite, même par mauvais temps. On envoie quand on y pense…