Depuis cinq jours, Smahane, 52 ans, fait la grève de la faim devant l’annexe du tribunal judiciaire de Marseille pour alerter sur le sort de sa copropriété dégradée.
Elle vit depuis 32 ans avec sa mère dans un T3 désormais frappé d’une mise en péril. Les travaux sont estimés à 580 000 euros, et l’administrateur provisoire lui réclame 112 000 euros. Une somme supérieure à la valeur de l’appartement, invendable en l’état.
Smahane ne conteste pas la nécessité de rénover, mais juge l’appel de fonds disproportionné, notamment parce qu’il inclurait des travaux d’embellissement, dont 46 000 euros de peinture. Craignant l’expropriation, elle demande de l’aide, et dénonce un système opaque et difficile à contester pour des copropriétaires modestes. Le logement, acheté par sa sœur, avait permis à la famille d’échapper à la rue.