Plus d’un demi-siècle après les faits, le Parlement français a adopté, le 16 juin, une loi de réparation pour les « enfants de la Creuse », ces plus de 2 000 mineurs réunionnais déplacés de force vers l’Hexagone entre 1962 et 1984.
Déportés au nom de politiques démographiques et de repeuplement rural, ils ont subi un déracinement, des changements d’état civil et parfois des maltraitances.
Le texte porté par la députée Karine Lebon reconnaît officiellement la responsabilité de l’État et prévoit une commission mémoire, une journée d’hommage le 18 février et une allocation forfaitaire. « Réparer ne signifie pas tourner la page ». Pour la ministre Naïma Moutchou, cette loi est un « texte de justice et de dignité » face aux « parts d’ombre » de l’histoire de France.
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