Près de trois millions de clients, des dépôts temporairement gelés et des manifestations un peu partout : la crise Ueno Bank a poussé le président paraguayen, qui en a détenu des actions, à la démission.
Ueno, une banque, deux crises : bancaire et politique.
Le 5 novembre, Santiago Peña a annoncé sa démission de la présidence du Paraguay, alors que les députés débattaient de sa destitution. Le déclencheur a été la mise sous tutelle d’Ueno Bank, cinquième banque du pays, dans laquelle les retraits et les transferts d’argent ont été gelés.
L’établissement revendique 2,94 millions de clients (le pays compte 7 millions d’habitants). Accusé de conflit d’intérêts et de mauvais exercice de ses fonctions, le président perd aussi le soutien de son propre Parti Colorado. La crise entraîne également la démission du patron de la Banque centrale, des arrestations et des manifestations, parfois réprimées violemment.
Une loi prévoit des avances aux épargnants lésés.