À une semaine de la COP31 à Antalya, deux rapports sur la cryosphère sonnent l’alarme : les calottes du Groenland et de l’Antarctique fondent six fois plus vite que dans les années 1990.
Même un retour à 1,5°C (quasiment déjà atteint) après un dépassement temporaire n’arrêterait pas la fonte : pour les 80 scientifiques signataires, la limite sûre est plutôt de 1,0 °C. Or les politiques actuelles nous dirigent vers 2,8°C en 2100.
Conséquence concrète : au Népal, les inondations d’août ont fait des milliers de morts et des dégâts équivalant à 10% du PIB. Ces inondations étaient dues à la fonte des glaces d’altitude et des pergélisols.
Note LMOUS : d’ores et déjà, des points de rupture se profilent à l’horizon concernant la fonte des glaces. En Antarctique, de grosses plateformes menacent de se détacher. Et 2,8°C en 2100 est un minimum de chez minimum : les scénarios moyens visent plutôt 3,5°C… à moins que l’IA nous invente un climatiseur géant.