L’économiste et philosophe Ingrid Robeyns défend le « limitarisme » : l’idée qu’une société devrait fixer démocratiquement un plafond à la richesse individuelle.
Selon elle, les fortunes extrêmes peuvent devenir nuisibles. Elles permettent d’influencer les élections par les dons, de faire pression sur les gouvernements grâce au lobbying ou de racheter des médias. Elles aggravent aussi la crise écologique.
Elle propose une assemblée citoyenne pour définir cette limite, ainsi qu’une fiscalité internationale progressive, pouvant atteindre 20% par an pour les milliardaires. L’objectif n’est pas de supprimer l’économie de marché, mais d’empêcher que quelques fortunes privatisent la démocratie et la planète.