La forêt française gagne du terrain, mais perd la santé : l’Inventaire forestier national 2026 estime qu’elle couvre 17,7 millions d’hectares, mais que la mortalité des arbres a été multipliée par 2,5 entre les périodes 2005-2013 et 2016-2024.
L’article de l’IGN est intéressant pour les chiffres, mais très partiel : il n’évoque pas les remplacements d’essences, ni l’évolution des quantités coupées, ni même la définition de « forêt » qui semble évoluer. Avec un peu de chance, nous le complèterons d’ici peu, le sujet est sur la table (mais les données manquent). Si vous êtes dans le métier et que vous pouvez nous aider, n’hésitez pas à nous contacter.
La surface des forêts continue de s’étendre au rythme moyen de 100 000 hectares par an. La production de bois par hectare a aussi baissé de 8%. Sécheresses, canicules, insectes et maladies fragilisent les peuplements. La séquestration de CO₂ est passée de 63 millions de tonnes à 39 millions.
Les frênes et les châtaigniers figurent parmi les espèces les plus touchées. 54% des forêts poussent sur des sols qui retiennent très peu d’eau, ce qui les rend sensibles au stress hydrique.
Le tableau varie selon les régions et les essences, mais le Nord-Est est particulièrement affecté. L’IGN souligne aussi le rôle des forêts dans le cycle de l’eau et la biodiversité : près des cours d’eau, elles abritent davantage d’essences et de biodiversité.