En Inde, le ministre de l’Éducation Dharmendra Pradhan a démissionné après six jours de mobilisation étudiante à New Delhi.
Des milliers de jeunes réclamaient son départ, accusant le gouvernement d’avoir laissé se multiplier les fraudes lors d’un examen national d’accès aux études de médecine, passé par plus de deux millions de candidats.
L’annulation de l’épreuve aurait été suivie, selon les médias locaux, d’une vingtaine de suicides. La police a violemment dispersé une précédente manifestation, faisant 180 blessés selon les autorités, plusieurs centaines selon les protestataires.
Installés jour et nuit à Jantar Mantar, les étudiants ont obtenu la première victoire de leur mouvement, saluée par le très sérieux « parti du peuple des cafards » (CJP), un mouvement créé en ligne qui s’est imposé comme le porte-voix de la mobilisation. Mais leurs revendications dépassent désormais le seul scandale des examens : chômage des diplômés, autoritarisme du pouvoir et réforme d’un système jugé profondément défaillant.
Narendra Modi, contesté pour la première fois depuis sa réélection de 2024, a tenté de remercier les manifestants pour leur « contribution positive ». Une manière élégante d’e d’avouer que son gouvernement a pris une claque.