Iran : l’ampleur des dégâts sur les bases militaires US a été (largement) minimisé  - Arabie saoudite CNN Défense Drones États-Unis Guerre en Iran Guerres Iran Moyen-Orient Pentagone Qatar
| 04/05/2026

Iran : l’ampleur des dégâts sur les bases militaires US a été (largement) minimisé

Image d’illustration © Edu Raw | Pexels | Pexels

Selon CNN, l’administration Trump a sous-estimé l’ampleur des dommages infligés par l’armée iranienne aux bases états-uniennes au Moyen-Orient depuis le début du conflit. Plusieurs installations seraient désormais hors service.

Selon une enquête de la cellule investigation de CNN ↗, au moins 16 bases militaires américaines sur les 17 que compte la région du Golfe ont été endommagées par l’Iran depuis le début du conflit. Cette estimation dépasse largement les déclarations de l’administration Trump, qui a clairement minimisé l’ampleur des dégâts.

« Je n’ai jamais rien vu de tel »

Les infrastructures touchées se situent dans plusieurs pays du Moyen-Orient : l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Qatar et potentiellement d’autres. Une source états-unienne a décrit les dégâts comme « sans précédent » : « Je n’ai jamais rien vu de tel ».

Les cibles iraniennes comprenaient des équipements de haute technologie et de grande valeur, rendant certaines bases inutilisables :

  • Un avion de surveillance Boeing E-3 Sentry (coûtant environ 500 millions de dollars) a été détruit sur la base aérienne Prince Sultan en Arabie saoudite.
  • Des systèmes de communication critiques, notamment les « Ray-Domes » protégeant les antennes satellites, ont été détruits au Camp Arifjan au Koweït.
  • Des radars de renseignement, décrits comme les actifs les plus coûteux et limités de la région, ont été endommagés en Jordanie.

Les coûts de réparation sont pour l’instant estimés à 5 milliards de dollars.

L’Iran a utilisé un satellite chinois (TEE-014 ou TEE-01B) acquis secrètement pour ses ciblages, permettant des frappes rapides, massives et chirurgicales. Bien que les effectifs militaires aient été évacués, le New York Times ↗ avait décrit mi-avril certaines bases comme « inhabitables », forçant le personnel à travailler depuis des hôtels ou des bureaux.

Cet article est publié sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.
Exemple de crédit à insérer sous la republication (prêt à copier/coller) :
Article original publié sur Les mots ont un sens.
Auteur : Napakatbra / LMOUS.
Article sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.

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