À deux mois des élections législatives israéliennes du 27 octobre, la confiance dans le scrutin est sérieusement malmenée.
Le Likoud de Benyamin Nétanyahou attaque la Commission électorale centrale, notamment après la nomination intérimaire de Dean Livne, accusé de ne pas être neutre.
Certains observateurs y voient une façon de préparer une éventuelle contestation des résultats. Le parti nie toute stratégie de ce type, tout en contestant depuis longtemps l’impartialité de l’institution.
Au grand dam de Bibi, la bataille porte aussi sur les règles du vote. Le juge Noam Sohlberg a en effet interdit aux partis de connaître en temps réel l’identité des électeurs ayant voté, afin d’éviter le fichage, les pressions et les fraudes.
Enfin, la suppression des bureaux de vote dans les maisons de retraite pourrait compliquer le vote de près de 20 000 personnes, sur environ 37 000 électeurs concernés. Une mesure que certains soupçonnent d’être politiquement calculée, les résidents âgés votant davantage pour l’opposition.