Elon Musk assure, avec son habituel sens de la mesure, que SpaceX finira par valoir plus que toute la Terre. Rien que ça.
Au programme : des centres de données en orbite, une base lunaire et une charmante petite ville sur Mars, le tout livré par une armada de Starships. Pour justifier cet optimisme, Musk convoque l’échelle de Kardashev, histoire de rappeler que capter l’énergie solaire à grande échelle pourrait générer jusqu’à 100 000 fois le PIB terrestre.
Une projection parfaitement raisonnable, à condition d’ignorer quelques étapes intermédiaires comme « rendre le projet rentable » ou « réussir à ne pas perdre 5 milliards en un an » (ce qu’a fait SpaceX en 2025).
Dans le monde réel, SpaceX enchaîne les pertes, ses actions tanguent, et Tesla promet toujours une conduite autonome imminente… depuis une décennie. Mais qu’importe : pourquoi s’encombrer de tableaux Excel de résultats quand on peut parler civilisation intergalactique ?
Pendant ce temps, certains grincheux évoquent la crise climatique, ou encore la montée en puissance de la Chine, autant de détails sans doute secondaires pour notre héros, qui prévoit déjà son déménagement sur Mars. Un pur poète cosmique.
Les fous ont pris le contrôle de l’asile.
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