Après avoir confié une partie de leur or aux États-Unis pendant la guerre froide, plusieurs pays européens le rapatrient ou le rapprochent.
L’or rentre au bercail.
Les Pays-Bas ont transféré 86 tonnes à Londres, la France a récupéré ses 129 dernières tonnes à New York en mars 2026. La Bundesbank allemande avait engagé une opération comparable en 2016.
Ces mouvements traduisent une méfiance croissante envers les institutions états-uniennes, alimentée par les tensions géopolitiques, l’instabilité économique et les décisions désormais imprévisibles de Washington.
Ils répondent aussi à des considérations pratiques : disposer rapidement de ses réserves, limiter certains risques et mieux se préparer aux crises. Londres reste privilégiée grâce à son marché de l’or et à ses immenses coffres, qui abriteraient plus de 400 000 lingots.
Rapatrier l’or ne signifie pas toujours le transporter : il peut être vendu puis racheté ailleurs.