Lunettes connectées : des scènes intimes envoyées à des sous-traitants de Meta  - Cybersécurité Données personnelles Données sensibles Europe Kenya Lunettes Lunettes connectées Meta RGPD Sous-traitance Vie privée
| 06/03/2026

Lunettes connectées : des scènes intimes envoyées à des sous-traitants de Meta

Image d’illustration © Capture YT

Meta promet du floutage, des garde-fous et de la « privacy ». Sauf que des dataworkers décrivent des ratés : visages visibles, nudité, données bancaires. Et l’Europe commence à tiquer côté RGPD.

IA partout, vie privée nulle part.

Des sous-traitants de l’IA kényans racontent ce qu’ils voient quand ils « annotent » les images et transcriptions des lunettes Meta Ray‑Ban : nudité, sexe, infos bancaires, conversations sur crimes ou manifs.

Officiellement, tout est flouté ; en vrai, l’anonymisation bugue et des visages passent. Et pendant que Meta garde dans un tiroir « Name Tag », une brique de reconnaissance faciale, un eurodéputé suédois demande à la Commission si tout ça colle au RGPD (consentement, transparence, transferts hors UE).

Meta se réfugie derrière ses conditions : « Ne partagez pas d’infos sensibles », et promet des filtres « privacy ». Pour les voisins qui n’ont rien demandé, une app, Nearby Glasses, tente au moins de détecter ces lunettes via Bluetooth, pansement tech sur malaise social.

Cet article est publié sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.
Exemple de crédit à insérer sous la republication (prêt à copier/coller) :
Article original publié sur Les mots ont un sens.
Auteur : Napakatbra / LMOUS.
Article sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.

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