Une enquête de France Inter en quatre épisodes ausculte les dérives de France Travail et pose une question gênante : l’organisme aide-t-il réellement les chômeurs ou finance-t-il surtout un juteux marché de la précarité ?
L’enquête en podcast de France Inter est ici ↗.
En trois ans, plus d’un milliard d’euros ont été versés à des prestataires privés, organisateurs d’ateliers parfois médiocres, animés par des intervenants peu formés et proposés à des personnes qui n’en ont pas besoin. Certaines entreprises utilisent aussi les dispositifs d’insertion pour obtenir une main-d’œuvre payée sous le Smic, sans embauche à la clé.
L’enquête décrit en outre le recours croissant au numérique et à l’intelligence artificielle : orientation automatisée, détection des profils jugés coûteux et surveillance des éventuels fraudeurs.
Face aux témoignages, la direction répond par des taux de satisfaction et des promesses d’IA « au service de l’humain ». Une réponse rédigée par IA ?