Condamnée par la CEDH, l’Italie paie le prix d’une injustice… En 2021, une Française dénonce des viols conjugaux, des violences et des menaces au couteau.
Réponse de la procureure ? Elle a demandé le classement sans suite, estimant qu’il « est normal pour les hommes de devoir surmonter une légère résistance que chaque femme manifeste, surtout lorsqu’elle est fatiguée et qu’un homme lui fait une avance sexuelle ». Au calme. Un couteau sous la gorge ? Une simple « mauvaise plaisanterie ». Violences sur les enfants ? Des « mesures disciplinaires ». L’enquête a été bâclée, retardée, pour être finalement classée.
Mais la justice italienne n’a pas suivi notre proc’ de choc, et a condamné l’ex-compagnon à 4 ans et demi de prison en première instance (appel en cours). Et la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a donc condamné l’Italie et accordé 60 000 € à la victime pour cette enquête rocambolesque.