laboratoires centrales nucléaires EDF agréments mesure rejets Les centrales nucléaires EDF sans surveillance scandale les centrales nucleaires edf sans surveillance 3009

Suite à une défaillance généralisée des mesures de rejets radioactifs dans l'environnement, les laboratoires de toutes les centrales nucléaires EDF françaises ont perdu leurs agréments ! Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande à Jean-Louis Borloo des explications immédiates.

Scandale centrales nucléaires - les mesures des rejets défaillantes

Ce lundi 12 janvier 2009, le Réseau "Sortir du nucléaire" rend public une information de première importance. "Les laboratoires de toutes les centrales nucléaires françaises, censés faire en continu des mesures autour des installations en question, sont défaillants : leurs agréments sont actuellement suspendus ou refusés par le biais de quatre décisions de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), datées du 16 décembre 2008" annonce le communiqué.

Silence total de l'ASN, malgré les promesses officielles de transparence qui ont fait suite aux récents incidents intervenus dans des centrales françaises. D'autant plus choquant que l'affaire est grave ! En France, les exploitants réalisent eux-mêmes les relevés qui permettent de surveiller l'environnement autour de leurs installations. Si cette situation est anormale, elle est actée par les autorités. Soit. Aujourd'hui, on apprend, par des voies détournées, que ces relevés sont défaillants et pourraient permettre des rejets radioactifs supérieurs aux limites légales, considérées comme "laxistes" par "Sortir du Nucléaire". Dans quelle mesure, depuis quand, pour quel impact...

Risques "incommensurables et incomparables à tous les autres"

Evoquant une étude universitaire allemande de fin 2007 qui a montré que les enfants sont deux fois plus atteints de leucémie dans un rayon de cinq kilomètres autour des centrales qu'ailleurs, et rappelant les risques "incommensurables et incomparables à tous les autres" que fait peser l'industrie nucléaire sur la santé des populations, le Réseau "Sortir du Nucléaire" interpelle le ministre de l'environnement, Jean-Louis Borloo, en quatre points :

     - Qui réalise actuellement le suivi des rejets ?
     - Quelles sont précisément les défaillances rencontrées, et depuis quand ?
     - Quelle est l'ampleur réelle des rejets effectués depuis des années par les centrales nucléaires ?
     - Comment les citoyens peuvent-ils faire confiance aux "responsables" d'une industrie aussi dangereuses et qui s'avèrent incapables de mesurer leurs rejets radioactifs ?

... de quoi expliquer le refus d'évoquer le nucléaire au Grenelle de l'Environnement ?

 

Le communiqué est disponible sur le site du Réseau "Sortir du Nucléaire", ainsi que la lettre adressée à Jean-Louis Borloo, reproduite ci-dessous :

Lundi 12 janvier 2009

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 840 associations
9 rue Dumenge 69004 Lyon cedex

à M Borloo, ministre de l’Ecologie, de
l’Energie, du Développement durable
et de l’Aménagement du territoire

Objet : Défaillance généralisée des mesures de rejets radioactifs par les centrales nucléaires EDF

Monsieur le Ministre,

Nous attirons votre attention sur une situation absolument injustifiable qui concerne une nouvelle fois l'industrie nucléaire française qui, plus que jamais, met en danger les citoyens.

En effet, nous rendons publique une information qui est à ce jour restée cachée aux citoyens malgré sa gravité : les laboratoires de toutes les centrales nucléaires françaises, censés faire en continu des mesures autour des installations en question, sont défaillants, et leurs agréments sont actuellement suspendus ou refusés par le biais de quatre Décisions de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), datées du 16 décembre 2008.

On ne peut d'ailleurs qu'être stupéfait du silence total de l'ASN à propos de ses propres décisions qui, du fait de leur importance, méritent au contraire la plus grande publicité. Et ce d'autant que des questions graves se posent, auxquelles nous vous demandons de répondre au plus vite et publiquement.

- alors que les laboratoires des centrales nucléaires EDF ne sont plus agréés, qui réalise actuellement les mesures exigées par les arrêtés autorisant EDF à exploiter ces centrales ? Si ces mesures ne sont pas faites, les centrales doivent être immédiatement arrêtées.

- quelles sont précisément les défaillances des laboratoires des centrales nucléaires EDF, et depuis quand ces défaillances existent-elles ?

- quelle peut être l'ampleur des rejets effectués depuis des années par les centrales nucléaires au-delà des limites légales (qui, pourtant, sont déjà fort laxistes) ?

- comment les citoyens peuvent-ils faire confiance aux "responsables" d'une industrie aussi dangereuses, qui montrent leur incompétence et leur incapacité à mesurer les rejets radioactifs opérés dans l'environnement ?

Il est déjà choquant que, en France, ce soient les exploitants, en l'occurrence EDF, qui effectuent eux-mêmes la surveillance de l'environnement autour de leurs propres installations nucléaires : il est légitime de ne pas faire confiance à une industrie nucléaire habituée à cacher ou travestir la vérité.

Mais la situation est en réalité encore plus intolérable puisque les contrôles opérés par EDF sont défaillants et permettent très probablement des rejets supérieurs aux limites légales, pourtant déjà fort laxistes.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" vous rappelle que, fin 2007, une étude de l'université de Mayence (Allemagne) a montré que, parmi les enfants de moins de cinq ans grandissant à moins de cinq kilomètres d'une centrale nucléaire, les cas de leucémie sont deux fois plus fréquents que dans d'autres régions. Les mêmes conséquences sont très probables autour des centrales nucléaires françaises, et ce d'autant plus du fait des défaillances de mesure par EDF des rejets radioactifs.

Avec les évènements graves survenus cet été au Tricastin, cette nouvelle affaire confirme que l'interdiction de parler du nucléaire lors du Grenelle de l'environnement, décision ubuesque que nous avons condamnée, était irresponsable. Nous vous proposons à nouveau de vous rencontrer pour vous présenter divers scénarios de sortie du nucléaire, option incontournable et urgente pour protéger l'environnement et les êtres vivants.

Le Conseil d'administration du Réseau "Sortir du nucléaire"

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

partagez cet article : FACEBOOK partagez cet article : TWITTER partagez cet article : DEL.ICIO.US partagez cet article : GOOGLE partagez cet article : VIADEO 

Catégories :

Et pourtant...

... je pense qu'il vaut actuellement mieux habiter près d'une centrale nucléaire que d'une usine chimique... mais la situation actuelle si elle est avérée est inacceptable: Un si gros risque se doit d'être parfaitement (et indépendemment, dans l'idéal) surveillé et maitrisé.

C'est inacceptable sur le plan technique, mais également sur le plan politique car cela permet a des neuneus croyant possible "divers scénarios de sortie du nucléaire" d'utiliser ce genre de dérives afin d'exacerber les peurs dans l'opinion pour faire passer des idées ne tenant pas la route sur un sujet ou il en va pourtant de la survie de l'humanité.

Ca fait au moins un point commun entre les négligeants et leurs detracteurs: Ils nous menaçent tous, à un terme inconnu pour les premiers, à long terme pour les seconds.

Centrale nucléaire PLUS usine chimique...

"il vaut actuellement mieux habiter près d'une centrale nucléaire que d'une usine chimique"...

Euh, on est obligés de choisir l'un ou l'autre? On peut pas se passer des deux? Ben non, même que moi, j'ai les deux, usine chimique à bâbord, centrale nucléaire en voie de démantèlement à tribord.

On peut ne pas choisir...

... et retourner vivre dans des cavernes qui seront tout sauf écolo, avec 4 ou 5 milliards d'humains impossibles à nourrir de cueillette et de chasse, déféquant sans assainissement.

Ce qui était vivable a qq milions d'humanoïdes ne l'est plus... et nous ne pouvons hélas nous passer d'énergie et de chimie (engrais, pesticides... qui assurent quand même ce qu'on a dans l'assiette).

C'est pour cela que je dis que ces débats n'ont rien a foutre chez des ayatollah de l'inculture et de l'irréalisme le plus total, si répendus chez les "écolos", car il en va de la survie de l'humanité.

Sauf a souhaiter un ajustement très brutal de la population mondiale qui ferait passer toutes nos guerres cumulées pour un "détail" de l'histoire, pour paraphraser celui qui emet normalement ce genre d'idées et que certains écolos rejoindraient alors par les conséquences de leurs actes?

Si tous les scientifiques sont d'accord pour dire que sans nucléaire, pas d'avenir... et les gouvernants de mettre en place les outils de recherche pour arriver un jour a maitriser notre assurance survie avec la fusion nucleaire, ce n'est pas un hasard.

Ce qui ne veut pas dire qu'il faut se laisser aller côté surveillance et études d'impact afin que le remède nécessaire ne soit pire que le mal.

on veut pas choisir nuance

Tous les scientifiques d'accord pour dire que sans nucleaire pas d'avenir!!!!
Tu dois pas en connaitre beaucoup des scientifiques ou alors tu connais que ceux bossant chez areva.
T'as raison le nucleaire c'est hyper cool des radiation inodore et invisible (donc impossible de savoir chez une personne normale si on est exposé ou pas), quelques milliers de tonnes de dechets radiactif (pour environ 5000 à 10000 ans ) heureusement que les hommes des cavernes ou les egyptiens utilisait pas l'atome parce qu'il y aurait pas mal de surface sur terre ou on pourrait pas aller.
Et d'ailleur je propose qu'on stocke ces dechets sous les villes (principe du consommateur payeur) quelques centaines de tonnes stockés sous chaque ville en proportion de sa consommation en energie ça ça me parrait équitable (et puis comme y a aucun risque (les sarcophage sont garantie étanches pour les 100 premières années ) tous le monde devrait etre d'accord.
Dernière question et au fait qui va payer la surveillance des dechets pendant "allez je vais etre gentil" 5000 ans???
nos enfants et petit enfant et.......en tous cas surement pas ceux qui exploitent les centrales parce qu'il ne prevoit pas de provision pour le stokage des dechets alors que pour tous les autres moyens de production on prevoit le cout du dementelement
je n'ai pas fini mes arguments mais vous laisse parler des avantges du nucleaire si vous en etes convaincu tant mieux pour vous. POut etre vous auez plus de mal a convaincre vos petits enfant qui souffriront tres certainement des premiers effets!!!!!
a bon entendeur salut

tout et n'importe quoi

Cette lettre du réseau « sortir du nucléaire » est tout sauf honnête : elle est péremptoire, s'appuis sur des conclusions hâtives et n'apporte que des inquiétude avant même que de connaître le fin mot de l'affaire (si cette « affaire » existe bien réellement, d'ailleurs !).

Il y a des chose à dire sur le nucléaire, soit, c'est certain.

Mais faire de la désinformation sur des instincts ataviques déplacés faute de compétences est franchement malhonnête.

Hélas je crains fort que ceux qui ont réalisé ce courrier l'on fait en toute bonne foi, persuadés qu'ils sont de détenir la vérité vraie.

Désolé, je trouve vraiment ce courrier totalement lamentable. Quant à le propager, ce n'est pas un service, amha.

Et sinon...

Avez-vous un argument à nous soumettre ?

@micalement

Argument

Je ne suis pas celui qui a écrit le message précédent, mais voici un exemple de malhonnêteté : une étude a été faite autour des centrales nucléaires françaises, montrant qu'il n'y avait pas de problème de leucémies. Conclure de l'étude allemande qu'il y a probablement la même chose en France est donc malhonnête car ils ont connaissance de cette étude. D'autre part, les résultats de l'étude allemande ne permettent pas de conclure à la nocivité des centrales mais semblent conforter l'idée d'une répartition par tâche des leucémies, celles-ci étant concentrées au niveau des zones de grands travaux en raison d'un mélange des populations dues aux mouvements de population nécessaires.

...

De quelle étude parlez-vous ?

Il y a bien eu une étude de l'IRSN, mais rappelons nous que l'IRSN n'a toujours pas admis que la catastrophe de Tchernobyl ait eu de quelconques retombées en France...

A ma connaissance, et malgré les demandes de nombreuses associations, aucune étude indépendante n'a encore été menée en France.

@micalement

Notoriété publique

Nuançons : l'IRSN n'admet pas, et à juste titre, que le nuage de Tchernobyl ait eu des conséquences sanitaire en France. Il n'a jamais nié son existence !

Il est de notoriété publique qu'il y a eu trois émanations, dont la dernière a traversé la france du Nord au Sud.

La première a surtout touché l'Est de la France en remontant vers le Nord/Nord-Ouest, la seconde n'a pas touché la France mais les Balkans et le Moyen-Orient (Sud-Est) et le dernier, a finalement traversé la France, du Nord au Sud, légèrement sur l'Est (ligne Metz-Marseilles et la Corse pour finir).

L'étude globale a été réalisée par la SFEN  dont c'est le rôle (lire son compte rendu : http://www.sfen.org/fr/themes/tchernobyl.pdf) et non pas celui de l'IRSN. Il existe toute une hiérachie et une répartition de rôles spécifiquement pour le nucléaire.

Les doses reçues sont de l'ordre de quelques μSv/ans, soit négligeable par rapport à la radioactivité naturelle (~ un à 2 mSv/an). Il n'y a absolument pas lieu de s'inquiéter (l'Allemagne a été beaucoup plus touchée que la France et ne déplore pas de conséquences).

La Biélorussie, l'Ukraine et la Russie ont été eu beaucoup plus sévèrement touché, car les « nuages » étaient concentrés. Dès qu'ils se sont étalé, ils ont perdu toute nocivité.

L'étude a donc été faite de manière exhaustive : pourquoi vouloir la refaire (les coûts de collecte serait énormes et les résultat on été corroborés par plusieurs autres sources)

En espérant avoir répondu à vos intérrogations...

IRSN...

Bonjour,

Je suis celui qui donnait l'argument précédemment. Je parle de l'étude intitulée : Incidence of childhood leukaemia in the vicinity of nuclear sites in France, 1990–1998, British Journal of Cancer. Si le fait que 2 des 7 personnes ayant réalisé cette étude appartiennent à l'IRSN rend cette étude non objective à vos yeux ou si l'INSERM (auquel appartiennent les cinq autres) fait aussi partie de ces gens qui veulent nous cacher les réalités sur le nucléaire, alors vous pouvez si vous le voulez continuer à demander une étude indépendante. Mais qui seront alors les scientifiques objectifs que vous réclamez ? La majorité des scientifiques s'accorde à dire que le nucléaire est une bonne solution, tout en se posant bien sûr le problème de gestion à long terme des déchets nucléaires.
Vous dites : "A ma connaissance, et malgré les demandes de nombreuses associations, aucune étude indépendante n'a encore été menée en France." Je dirais plutôt : "aucune étude n'a permis de montrer les effets néfastes des centrales en France", ce qui rime pour ces associations à "indépendance".
Montrez-moi que les chiffres ont été bidonnés plutôt que sortir des arguments ad hominem...

Pour ce qui est de Tchernobyl, là encore, les études ont montré qu'il n'y avait eu aucune incidence sanitaire en France...

Jio

OK merci

Merci pour vos remarques, je m'en servirai pour un article dédié à ce sujet

@micalement

Honnêteté

Merci à vous pour votre honnêteté.

Jio

Centrale nucléaire

vous accusez cette lettre d'être "tout sauf honnête", "péremptoire" etc...

mais votre message me semble l'être tout autant, sauf votre respect !!!

La preuve incombe à celui qui affirme

Merci pour votre respect. Mais ce n'est pas moi qui ai commencé...

Si je me permet d'être péremptoire, c'est parce que ce n'est pas à moi de démontrer quoi que ce soit :

la preuve incombe TOUJOURS à celui qui affirme*, en l'occurrence le réseau « sortir du nucléaire ».

Hors il ne prouve rien, il affirme péremptoirement.
Et retourner la responsabilité de la démonstration est, par nature, malhonnête (c'est un des principes de base de tout charlatanisme, discours sectaire, etc. Les scientistes y sont très forts).

Je n'ai pas à le faire mais je donne trois exemples (pour montrer ma bonne foi, allez, je perds un peu de temps) :

- « l'ASN est muette ». Super. Si elle ne dis rien, c'est qu'il n'y a rien à dire. Du moins pour le moment. Ceci est présenté comme un défaut, voire un tort, alors qu'au contraire, c'est un gage de bonne conduite : on évite de parler ou d'écrire pour ne rien dire.

- Leucémies (un autre en a parler avant moi) ? Les chiffres sont tout simplement faux. _Une_ étude _aurait démontré_ (on ne sais pas quand ni comment). Mais on tait le fait que plusieurs études connues, publiées dans des revues à comités de lecture et très sérieuses ont justement démontré le contraire. Cacher les fait négatifs pour n'afficher que ceux qui confortent une pseudo hypothèse est, par définition, malhonnête. Au passage, des fausses bibliographies, je vous en fait au kilomètre (ou au kilogramme, sur papier) : qui ira les vérifier dans le grand public ?

- Les norme prétendument laxistes. Elles sont, bien au contraire, draconniennes. La radioactivité NATURELLE est de l'ordre de 2 mSv/an. Le surplus autorisé pour une centrale nucléaire (ou installations assimilées) est de l'ordre de 0,002mSv/an, soit mille fois moins que la radioactivité naturelle ! À titre comparatif : une radiographie des poumons représente environs 0,3mSv. Un scanner abdominal, 1mSv (c'est pour ça qu'on évite d'en faire plus de deux ou trois par an). La (sur)dose légalement autorisée est de 1mSv/an pour une personne non exposée, 20mSv pour les personnels exposé (manipulateurs radiologie/médecine nécluaire, radiologues/médecins nucléaires, personnels des centrales, etc.). La dose à laquelle des lésions (généralement réversibles) sont observées est de l'ordre de 500mSv.
Attention : bien faire la différence entre mSv qui sont ponctuels et mSv/an qui sont cumulatifs sur un an (le Sv, abbréviation du Sievert fait partie du système mKs, un an = 60*60*24*365,2425 secondes. Un irradiation massive est bien plus dangereuse qu'une irradiation cumulée. Le Sievert est une unité d'équivalent-dose qui permet de s'affranchir de toutes les autres unités absconses (mais néanmoins utiles pour d'autres raisons, en particulier pour calculer l'équivalent-dose !) pour calculer l'irradiation d'un individu d'un point de vue biologique et sanitaire.

En résumé : foutaises et contre-foutaises. J'en passe et des meilleurs.

Si j'avais vraiment « peur » de la radioactivité, j'irais m'installer à proximité d'une centrale nucléaire : au moins des mesures publiques sont faites régulièrement et publiées : voir (et fouiller un peu : c'est pas à moi de le faire ou de le refaire !) l'ASN www.asn.fr et l'IRSN http://www.irsn.org qui sont des organismes publics très sérieux (vous payez pour), à la botte de personne, quoiqu'en disent les illuminés. Les sites du CEA (http://www.cea.fr) et du CNRS (www.cnrs.fr) sont aussi très instructifs, sans parler des nombreux laboratoires universitaires indépendants, spécialisés en physique des particules, géologie, etc.

Les SEULES informations que nous n'avons pas (et qui, curieusement, inquiètent beaucoup moins le grand public, qui se contente de s'indigner silencieusement) sont celles des milieux militaires. Mais, même si les militaires sont bêtes, ils ne sont pas stupides, loin de là. Et ils sont très bien équipés. On a cependant des informations indirectes (chromatographie en phase gazeuse de la haute atmosphère, par exemple) qui permettent de connaître avec précision les composants des essais nucléaires, et bien d'autres choses...

Politique et démagogie font très mauvais ménage avec la science... quant à s'en servir pour effrayer des gens qui n'y connaissent rien (ça n'a rien de péjoratif : tout le monde peut apprendre. Mais quand on ne sait pas, on évite au moins d'étaler sont incompétence), je me dis qu'il est de mon devoir de réagir. Ça ne sert pas à grand chose, ceux qui sont convaincus sont déjà perdus, mais au moins je suis en accord avec moi-même et peut-être qu'une personne reverra ses croyances et exercera son sens critique. Qui sait...

J'espère vous avoir éclairé un peu sur les raisons qui m'ont fait réagir péremptoirement sans argumenter.

@amicalement

(*) C'est le seul moyen connu à ce jour pour débattre scientifiquement. Sinon, tout le monde perd son temps. Qu'on trouve une erreur, soit. Deux, passe. Trois, ça commence à faire beaucoup. Et quand on voit que ce n'est qu'un ramassis d'âneries, on laisse tomber : la contre argumentation n'a plus lieu d'être : « revoyez votre copie et revenez quand vous aurez quelque chose. »

J'adhère à ce

J'adhère à ce message.
"Ça ne sert pas à grand chose, ceux qui sont convaincus sont déjà perdus, mais au moins je suis en accord avec moi-même et peut-être qu'une personne reverra ses croyances et exercera son sens critique. Qui sait..."
Je vous assure que ça sert beaucoup. Etant écolo, j'ai d'abord suivi comme un mouton les associations écolos qui étaient contre le nucléaire, jusqu'à ce que je tombe sur des remises en question comme celle-ci. J'ai depuis appris que le seul moyen d'avoir une information la plus neutre possible était de se ramener aux publications scientifiques d'origine.

Jio

Merci pour vos remarques, je

Merci pour vos remarques, je m'en servirai pour un article dédié à ce sujet

@micalement

centrale nucléaire

Très sincèrement MERCI ! pour vous être donné la peine de m'apporter vos éclaircissements et vos arguments.

Vous comblez mon sens critique et ma curiosité.

Cordialement

Instinct atavique ou instinct de survie?

Ma foi, ceux qui ont réalisé ce courrier savent de quoi ils parlent, et nous on est assez grand pour diversifier nos sources d'informations afin de recouper, ou pas, ce qu'on nous assène ici ou là.
Du coup, je ne vois pas pourquoi il serait incorrect de le faire circuler, en même temps qu'on laisse la parole aux contradicteurs.

On peut appeler instinct atavique le fait de craindre l'eau (froide ou chaude) après avoir été échaudé, moi j'appelle ça instinct de survie. J'étais enceinte et dans le sud-est au moment de Tchernobyl, et j'aurais certes pris quelques précautions dans mon alimentation si on m'avait dit à ce moment-là que la végétation avait été polluée si peu que ce soit. Ce que personne n'a fait, on nous a même affirmé le contraire.

Après le talc Morhange, la Thalidomide, la vache folle, l'amiante, et j'en oublie bien sûr, ceux qui ne sont pas méfiants sont bien naïfs.

cultivetonjardin.eu.org

Contradicteurs

Justement, d'une part, les contradicteurs n'ont pas une assez grande visibilité car le scandale prévaut toujours sur la vérité et d'autre part, nous demandons simplement à Napakatbra d'apporter des nuances à cette information. Lorsqu'il montre les mensonges ou les faux arguments de Sarkozy, on ne lui reproche pas d'exercer son esprit critique sous prétexte qu'il a d'autres contradicteurs. On lui demande simplement de faire la même chose avec les anti-nucléaires.

Il a été dit par les autorités compétentes, au moment de Tchernobyl, qu'il y avait des retombées radioactives sur la France (NB : c'est la météo de Fracne 3 qui a dit que le nuage s'était arrêté à la frontière et non les instituts de protection). Il a par contre été précisé, à juste titre, qu'il n'y avait aucun risque pour la santé. En Allemagne, ce sont les associations écolos qui ont fait office d'informateurs, ce qui a entraîné une forte augmentation du nombre d'avortements cette année-là, pour rien, car il n'y avait rien à craindre... La végétation a été polluée très faiblement en regard de la radioactivité naturelle. Savez-vous que votre corps est très radioactif, comparé à ce que vous avez ingéré ?

Je vous souhaite beaucoup de courage pour vivre dans ce monde où on vous cache tout...

Jio

Et il est classé quel

Et il est classé quel niveau cet incident ? Hum, a mon avis cet assos se garde bien de préciser qu'en terme de niveau de danger, on est en largement en dessous de celui d'un enfant qui se rend chaque jour à pied à l'école.
De la démago de gogo, comme dab.

Merci pour cet excellent

Merci pour cet excellent article

On mesure la puissance des lobbys à l'ensemble des quelques interventions "neutres" et "objectives" de ce forum ... Bon, c'est clair qu'il y a des gens payés pour ça

1 - Que se passe-t-il si un avion de ligne s'écrase sur une centrale nucléaire ? La question est soigneusement évitée ... Mais pas de danger, les centrales sont parfaitement protégées, il y a quelques années un membre de Greenpeace s'est posé tranquillement en ULM sur le toit d'une centrale ... rassurant non ?

2 - Pour des questions de bizness, on (nous, la France) est en train de disséminer des centrales nucléaires un peu partout sur la planète ... autant donner directement l'arme nucléaire aux dictateurs / terroristes de tous les pays, à moyen terme ça revient au même

3 - Contrairement à une idée reçue, l'électricité nucléaire coûte cher, pour une raison simple : la sécurité c'est hors de prix, et tous les opérateurs seront toujours tenté de rogner sur ce poste ... Pire, au coût de la surveillance constante pendant l'exploitation il faut ajouter le coût de démantellement de la centrale en fin de vie (la fin de vie pour une centrale c'est 30 ans ) pour un site qui de toute façon restera radioactif pendant des milliers d'années ...
Extrait de Wikipédia (ou pourtant la plupart des articles sur le nucléaire sont écrits par des "experts" de l'industrie)

En France (58 réacteurs), les coûts de démantèlement des centrales du parc REP a fait l'objet d'un estimation en 1991 par le Ministère de l'Industrie, à hauteur de 15 % du coût d'investissement net (hors intérêts intercalaires). Cette estimation sert de base à la constitution des provisions pour démantèlement sur la durée de vie des équipements concernés. Au 31/12/2005 cette provision s'élevait à 13.1 milliards d'euros1. Ces provisions sont des éléments de passif qui ne garantissent pas par eux-mêmes la disponibilité des fonds correspondants. A cette fin EDF constitue des fonds dédiés.

J'aime particulièrement le "Ces provisions sont des éléments de passif (bref des écritures comptables) qui ne garantissent pas par eux-mêmes la disponibilité des fonds correspondants" : ça veut dire que la facture (13 M€, estimation) est à venir, pas grave, le contribuable est là, après les banques on sauvera aussi l'industrie nucléaire

Il y en a une autre aussi, de facture à venir : malgré tous les beaux discours on ne sait toujours pas quoi faire des déchets ... ça veut dire qu'on a absolument aucune idée du prix que ça va coûter étant donné qu'on ne ne sait encore même pas quelle technologie on va utiliser ... c'est du sérieux l'industrie nucléaire ...

Tiens, une question, en attendant, ils sont stockés ou ces déchets ?

Dormez tranquilles bonnes gens, tout va bien :)

Manichéisme

Badabou : en plein dans le manichéisme !

Si je ne suis pas « contre », c'est que ma conduite est dicté par les méchants lobbies pro-nucléaires.

Ça, c'est de l'argument !

Il y a aussi des gens payés à faire de la recherche scientifique. Mais ceux-là, bien sûr, c'est des vendus aux lobbies...

La question de l'avion n'est pas « simplement évitée ». Elle est juste improbable. D'ailleurs, un avion ferait beaucoup de dégats, mais les cœurs ne seraient probablement pas touchés et ils seraient automatiquement éteint en trois à quatre secondes. Il n'en irait pas de même avec des missiles perforants, pour lesquels la future génération (les EPR) est conçue pour résister (+ d'enfouissement et + de confinement).
Du moins en ce qui concerne nos centrales. Je peux aussi vous retourner l'argument : quels seraient les dégats provoqués par un avion qui s'écraserait sur le barrage de Roselend ? Si le barrage cède (ce qui est plus probable que le cœur d'une centrale), il est sans commune mesure !

Celle de la dissémination de l'arme nucléaire est risible : ce n'est pas parce qu'on a des moyens de productions de 235U (ça, c'est facile, mais ça se voit), ni même de générer du plutonium que l'on a les moyens de fabriquer des bombes. L'enrichissement nécessaire n'a rien à voir entre l'uranium civil et le militaire ! Les techniques sont les même (et de notoriété publique, il y a même des cours dans les universités : si, si !) mais les contraintes n'ont que peu de rapport.  Bref, il est bien moins onéreux d'acheter de l'uranium et du plutonium militaires au marché noir, pour les terro-dictateurs en herbe... quant à fabriquer des bombes, même avec les plans (les principes eux sont parfaitement publics), c'est probablement ce qu'il y a de plus compliqué.
Bref, argument totalement spécieux s'il en est.

Le coût ? La sécurité ? Le rapport production/investissement est tellement supérieur que les besoins d'investissement en sécurité sont proprement marginaux. Un cœur de centrale nucléaire produit environs 1m³ de déchet/an alors que sa production énergétique est sans commune mesure avec le thermique. Il n'y a pas photo et l'argument est parfaitement ridicule (désolé, mais c'est le cas : faites un calcul de rendement thermodynamique). Le fonctionnement ? Il consiste essentiellement à s'assurer que les systèmes de détection d'anomalie fonctionnent correctement, ce qui est nécessaire quel que soit le type de centrale.

Le démantèlement est effectivement un problème, tout simplement par défaut d'expérience et non sur les principes. Vous citez 15% du prix de l'investissement (j'ai effectivement ce chiffre en tête), mais je pense personnellement qu'il sera supérieur pour les premières et bien plus faible pour les suivantes. Qu'il soit prévu dans les comptes des exploitant me paraît plutôt une bonne chose.
Mais dans une centrale, en dehors de ses cuves, tout est remplaçable ad vitam æternam. Le remplacement des cuves, lui, ne serait pas rentable (comprendre comme une ruine, dès fois il est plus rentable de la démolir et de reconstruire à la place plutôt que de réparer). Mais l'ASN, l'IRSN et le CEA ont beaucoup appris en participant au démantèlement d'autres centrales à travers le monde (notamment au Japon). Une autre voie très prometteuse est la réhabilitation des site en EPR, qui obligerait bien à remplcer les cuves, mais diminuerait les investissements de part l'existence des infrastructure en place.

Et il n'est pas question de « sauver » l'industrie du nucléaire : elle est rentable comparée aux autre moyens de production.

Le problème des déchets n'est pas un problème technique, mais un problème politico-financier. Et si leur durée de vie est longue (pour un être humain, mais très courte à l'échelle de la planète), leur quantité est très faible en volume (environs 60 m³/an). Ce qui a été fait jusqu'à présent, sous la pression politique et techniquement aberrant. Je l'admet bien volontiers. Comme, par exemple, la fin du projet de sur-générateurs, comme super-pœnix, qui a, contrairement aux idées reçues, parfaitement démontré sa viabilité et son utilité. Mais ce n'était pas un site de production mais un essai grandeur nature, et les investissement correctifs (et oui, sur les nouvelle chose, il y a toujours des problèmes à corriger, ça, c'est de l'ingénierie) étaient couteux. L'abscence de rentabilité et le coût à court terme, plus l'opinion publique, ont mis un point final à cet outil qui nous aurait apporté énormément au niveau recyclage et durabilité. Maintenant, faut faire sans.

Et oui, oui, oui ! Enfouir est d'une stupidité sans nom, alors qu'immerger est de très loin beaucoup plus logique ;) Vu la masse des océans et leur radioactivité naturelle, même une dissolution complète de ces déchets n'aurait qu'un impact très marginal, voire nul (la diminution de l'énergie diminue avec le cube de la distance lors d'une dissolution (ou d'une émanation) !

Je ne dis pas que le nucléaire fissile est une solution fabuleuse et définitive, elle a ses avantage et ses inconvénients, Je dis juste que c'est la seule que nous ayons à ce jour et qu'il faut faire avec pour au moins les deux siècle à venir. Nous n'avons malheureusement pas d'autre choix, les énergie dites « alternatives » n'étant pas une solution globale suffisante, mais tout juste marginales, avec, elles aussi leurs avantages et leurs inconvénients !

Juste un mot sur la pile à combustion, souvent présentée comme la solution miraculeuse. Le rendement est excellent (proche de 80%) et non polluant : super. Mais pas besoin de faire d'expérience pour doucher les ardeurs : l'hydrogène gazeux n'existe pas à l'état naturel. Il faut donc l'extraire. Heureusement, il est présent en très grosse quantité dans l'eau. Chouette. Mais le phantôme de M. Lavoisier plane sur nos têtes : rien ne se perd, rien ne se crée. Pour extraire de l'hydrogène, il faudra au moins autant d'énergie que ce que l'hydrogène pourra produire. Pire : il a démontré que, même dans le meilleurs des cas, ce n'est pas « autant » mais « moins ». Donc, l'hydrogène possédant un très grand pouvoir énergétique, malheureusement, il faudra une quantité d'énergie supérieure pour l'extraire. Question : où trouver cette énergie ? Facile : par fission nucléaire ! Même pas besoin ni d'écrire, ni de faire des expériences, il suffit de réfléchir.
CQFD ;)
(Il me semble me rappeler que le moyen le plus rentable aujourd'hui de produire de l'hydrogène est le bombardement de bismuth avec un rayonnement d'électrons de hautes énergies, mais je n'en mettrais pas ma main à couper, c'est un vieux souvenir).

Si nous arrivons, d'ici là, à maîtriser la fusion, nous aurons alors un outil fantastique. D'ici là...

Enfin pour clore mon message : je n'ai aucun intérêt dans les lobbies nucléaires (j'aimerais bien ;););) )

@micalement

Manichéisme

J'ai rarement conversé sur un forum avec des gens ayant, à priori, un niveau de conscience écologique aussi bas que le tiens ... Tu parles d'immerger les déchets nucléaires dans la mer ? Et de les "dissoudre" ? Es tu sérieux ?

Quant à ton argumentaire comme quoi les énergies "alternatives" seraient "marginales" (j'imagine que dans la vie de tous les jours ces deux mots ne sont pas tes amis), je vais juste te répondre par la citation d'un horrible gauchiste, écologiste extrémiste bien connu, celui là même qui nous a pondu un si beau projet de constitution européenne : Valery Giscard d'Estaing

Donc, je cite VGE : " Il suffirait d'un carré de 1000 km de coté, recouvert de panneaux solaires, pour produire TOUTE l'énergie que nous consommons actuellement "

La réalité c'est que si les habitations françaises étaient équipées de panneaux solaires et de petites éoliennes domestiques (silencieuses) on pourrait économiser 40 à 80% de l'énergie dépensée aujourd'hui.

Mais ce qui serait absolument affreux, et qui fait que Dieu merci ce n'est pas arrivé et ça n'arrivera pas, c'est que le chiffre d'affaire d'EDF, ou d'autres grands groupes comme Total, GDF Suez et autres riants écologistes, baisserait d'autant.
Et il n'y aurait plus d'argent pour payer nos brillants ingénieurs, comme toi.
Ça serait trop beau, ça n'arrivera pas :)

Bien à toi, mon ami ingénieur qui rêve de maîtriser la fusion nucléaire (tu parles d'un fantasme !)

Manichéisme

Pour quelle raison aurais-je un niveau de conscience écologique si bas que tu le pense ? Tu ne fornis aucun commentaire qu'une attaque ad hominem. C'est un peu léger, non ?
Et oui, je suis très sérieux. Je ne dis pas de les dissoudre, je dis simplement que même s'ils se dissolvaient, cela n'aurait aucun impact écologique mesurable. D'autant plus que leur durée de vie, à l'échelle de la planète, et non à l'échelle humaine, est relativement courte.
De surcroît, les océans représente les trois quarts de la superficie terrestre, sur laquelle nous ne pouvons pas vivre. Quant à leur volume, ils représente environs 1,4 MILLIARD de KM², soit, à peu de choses près 1,4 milliard de TONNES, qui sont eux même, naturellement radioactifs (et de manière non négligeable). Vu le rapport d'échelle, je peux affirmer que quelque tonnes de matériaux radioactifs n'auraient AUCUN impact sur la radioactivité naturelle des océans.
Prétendre le contraire, ce n'est plus de l'écologie, c'est de la bêtise.

« Il suffirait d'un carré de 1000 km de coté, recouvert de panneaux solaires, pour produire TOUTE l'énergie que nous consommons actuellement ». Soit 1,000,000 de Km², c'est à dire environs deux fois la superficie de la France : une bagatelle sans conséquence pour l'environnement, surement. Sans compter les coûts et la pollution et la faible durée de vie des panneau solaires (nous n'aurions de toutes façon pas la matière première pour les fabriquer et encore moins pour les renouveler). Et LE inconvénient majeur, c'est qu'il faute de la lumière pour produire. Hors, nous avons en moyenne environs 50% de durée d'illumination. Pour la moitié manquante, que faire ? La stocker ? C'est un des moyens les plus innefficace que nous connaissons à l'heure actuelle (le rendement est TRÈS faible : 10-40% !) et extrêmement polluant lui aussi, très cher aussi et d'une durée de vie elle aussi limitée. Et la matière première, comme pour les panneaux, ne serait pas disponible.

Donc, exit les panneaux solaires à grande échelle : pas viable et très polluants.

Les éoliennes ? LE inconvénient, c'est qu'il faut du vent. Et beaucoup. Pour produire ce que nous consommons mondialement aujourd'hui (100PWh/an en 2005 — 1 Péta = 10¹⁵), il en faudrait environs 40 million de très haute technologie et extrèmement bien placées pour avoir un rendement de 20 à 30%. Ce n'est pas non plus raisonnable, même si un peu moins « délirant » que les panneaux solaires. Sans compter l'impact écologique majeur infligé aux oiseaux et chauve-souries. N'étant pas, non plus régulables (mais dépendantes du vent), il faudrait aussi stocker l'énergie, et on retombe dans les problèmes évoqués plus haut.

Simplement, ces fameuses énergies alternative durable, sans aucune connotation péjorative, ne sont pas crédibles pour une politique énergétique globale. Qu'elles soient utilisables, utilisée et rentable dans certains cas (c'est ce que j'entends par « marginal », terme qui n'a lui non plus aucun caractère péjoratif — sauf à vos oreilles) est indéniable et utile (quoique plutôt polluant in fine). De là à en faire une « doctrine » (et là, je le dit de manière péjorative), je dis non.

Nous n'avons tout simplement PAS d'alternative, quoiqu'on en dise ou qu'on en pense, quand on regarde la réalité en face.

Quant à la fusion nucléaire, ce n'est pas une vue de l'esprit (il existe plusieurs prototypes de Tokamak) et le projet ITER est là pour nous permettre de complèter nos lacune dans ce domaine, qui est, amha — et je ne suis pas le seul à le penser, loin de là —, LA solution énergétique à long terme, il ne présente que des avantages : contamination quasi nulle, risque de réaction en chaîne inexistant, arrêt spontané en cas d'incident, rendement énergétique extrêmement élevé, durabilité assurée, risque d'explosion confinable (hydrogène), etc. Le seul « bémol » étant de nécessiter (dans les modèle actuels) pour l'allumage du tritium qui n'existe pas à l'état naturel et qu'il faudra produire (aujourd'hui, à partir d'une source fissible), mais fort heureusement en très petite quantité.

Mon point de vue, en fait ? La raison doit être plus forte que la passion ! Et la survie de l'humanité passe bien avant celle des bébé phoques, puisque nous sommes des être humains et non des phoques ! Et la politique de « l'écoterrorisme », assis sur la nécessité culturelle de la culpabilité humaine, nous coûte bien trop cher par ces temps de disette.

Inclassable

Comme ce n'est pas un « incident » nucléaire, il n'est pas classable comme tel.

Vérification des infos sur le site de l'ASN

Il semble que les choses aient bougé depuis la publication du communiqué de sortir du nucléaire. Sur le site de l'ASN, en page d'accueil, se trouve actuellement une news nous informant de la levée des agréments octroyés aux laboratoires des centrales par l'ASN:"Par ces décisions, les laboratoires internes d'EDF ne sont donc pas ou plus agréés pour les mesures de tritium et de radioactivité bêta dans l'eau et dans l'air."

Plusieurs conclusions:
1/ l'ASN reconnait par cette décision les défaillances antérieures des labo EDF dans la mesure de la radioactivité, ce qui n'est pas très rassurant sur la qualité et la validité des précédents contrôles des précédents contrôles.
2/ Une bonne nouvelle : des mesures sont prises puisque l'ASN n'accorde pas l'agrément, c'est qu'il existe en contrôle
3/ Heureusement qu'il existe des associations citoyennes de surveillance du nucléaire en France.

Réponse

1/ Si vous lisez jusqu'au bout, vous voyez que l'IRSN effectue elle aussi des mesures, pour une double sécurité. Donc il n'y a pas de quoi s'inquiéter.
2 et 3/ Pourquoi, étant donné que c'est l'ASN qui a pris cette mesure toute seule, dès le début. Et que les associations ne servent qu'à crier au loup, comportement dont on connaît les conséquences.

on peut ergoter longtemps...

sur les différentes prises de positions...cela dit il fut un temps ou le loup s'appelait amiante...pour ne parler que de celui là...

Amiante

Sauf que c'est l'INSERM qui a révélé l'ampleur du scandale sanitaire, le même qui dit actuellement qu'il n'y en a pas pour le nucléaire... Ce n'est pas parce qu'il y a eu des problèmes avec certaines "technologies" qu'on doit céder à tous les fantasmes...

Petite nuances

L'ASN ne reconnaît pas de défaillance du système de contrôle, mais a instauré un protocole applicable au 1er janvier 2009 qui n'a pas été mis en œuvre à temps par tous.
Les mesure existent, mais n'étant pas unifiées, elle ne sont pas parfaitement comparables. Hors, l'ASN fait des contrôle « surprise et souhaite que ses résultat puissent être comparés directement avec les résultats obtenus localement (lisez attentivement la prmière phrase du rapport final, sans chercher à l'interpréter pour ce qu'elle n'est pas. J'admets volontiers qu'ils ne sont pas très doués pour la comm' grand public)

Il n'y a donc PAS eu de carence des mesure, mais un non-agrément destiné à accélérer le passage aux nouvelles procédures.

1/ pas d'absence de mesures, comme affirmé par les associations anti-nucléaire.
2/ il existe et a toujours existé des mesures systématiques effectuées localement, fournies à l'ASN, et, en plus, de nombreuses mesure faites « au hasard » par l'ASN.
3/ les « associations citoyennes de surveillance du nucléaire en France » n'ont rien apporté, sauf à donner de l'ivraie à moudre à leur supporters et tenter d'instiller encore un peu plus de suspicion infondée contre le nucléaire. Donc, résultat plutôt négatif et orienté, il me semble...

Il n'y a pas et il n'y a pas eu de dysfonctionnement important. Et si l'ASN a mis du temps à répondre, c'est qu'il n'y avait pas d'urgence, puisque aucun problème du ressort de la sécurité nucléaire n'était à rapporter et l'attente des chiffres définitifs sur les agréments en cours.

Bref, encore un non-événement rapporté glorieusement par les associations anti-nucléaires...

@micalement

Les centrales nucléaires

Certaines centrales nucléaires devraient être fermées comme celle de Fessenheim.Les raisons invoquées sont le manque de sécurité , la vétusté du site.Pourtant ces centrales persistent.