Être rejeté peut faire bien plus mal qu’un coup de boule bien ciblé, surtout chez les enfants et les adolescents, très sensibles au regard des autres.
Refus d’une invitation, d’un rôle, d’une équipe sportive, d’un emploi ou d’une admission : ces expériences peuvent provoquer de la colère, de la tristesse, de l’inquiétude et au final une baisse de l’estime de soi.
Les réseaux sociaux, avec leur défilé de vies affichées comme parfaites, n’arrangent rien. Chacun semble tout réussir, sauf (peut-être) soi. Pour aider son enfant, mieux vaut écouter et reconnaître sa peine avant de chercher des explications ou des coupables.
Il faut lui laisser le temps de se calmer, l’aider à mettre des mots sur ses émotions, puis l’encourager à rester entouré, à se fixer de nouveaux objectifs et à tirer des leçons de l’échec.
Des récits personnels ou célèbres peuvent aussi donner du recul. Le rejet n’est pas une condamnation définitive : accompagné avec bienveillance, il peut aussi devenir un entraînement à la résilience.