L’émigration des Israéliens les plus qualifiés s’accélère dangereusement. Selon une étude de l’Autorité fiscale du pays, le départ des médecins, ingénieurs, cadres de la tech et autres contribuables aisés a presque doublé en cinq ans.
Le profil des émigrants a changé : leur revenu, autrefois proche de la moyenne nationale, est désormais supérieur d’environ 50%. Les départs concernent davantage les quadragénaires et quinquagénaires, c’est-à-dire ceux qui gagnent le plus et paient le plus d’impôts.
À terme, Israël pourrait perdre jusqu’à 3,5 milliards de dollars de recettes fiscales par an.
Les causes restent difficiles à isoler : opportunités économiques à l’étranger, crise politique, réforme judiciaire, guerre et insécurité. Mais le mécanisme est clair : les contribuables partent, les recettes fondent, l’innovation et les exportations baissent, et l’État risque de découvrir qu’une fuite des cerveaux peut aussi provoquer une fuite de l’économie. En 2025, près de 50 000 Israéliens ont encore quitté le pays, et ce pour la troisième année consécutive.
Dans un pays où 20% des ménages les plus aisés financent 92% de l’impôt sur le revenu, le départ de ces profils clés menace le cœur de l’économie et de la santé publique. Les experts mettent en garde contre un effet d’entraînement qui pourrait bientôt devenir irréversible.
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