À partir du 15 mai, les produits alimentaires au CBD (huiles, tisanes, bonbons…) seront interdits en France pour cause d’application stricte du règlement européen « Novel Food », qui impose une autorisation que ces produits n’ont pas encore obtenue.
Le CBD interdit de bouche.
La Direction générale de l’alimentation (DGAL) a annoncé une tolérance zéro. Et pour la filière, ça ne passe pas. Les pros dénoncent une décision « aberrante » et incohérente : le CBD reste autorisé… sauf dans l’alimentation. Un non-sens total, selon eux.
L’impact économique est potentiellement lourd : jusqu’à 2 000 boutiques menacées, 40% du chiffre d’affaires en jeu, et des centaines de producteurs fragilisés. La Confédération paysanne parle même d’une « menace directe » pour les circuits courts.
Cette règle favoriserait les gros industriels, seuls capables de financer les coûteuses autorisations. La filière envisage déjà des recours.
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