Aux États-Unis, l’ICE a arrêté de compter les fausses couches en détention  - Donald Trump État policier États-Unis Extrême-droite Femmes Femmes enceintes Grossesse Guardian Immigration Immigration and Customs Enforcement (ICE) Migrations Police Santé Violence
| 20/09/2026 13:24

Aux États-Unis, l’ICE a arrêté de compter les fausses couches en détention

Image d’illustration © larryfarr | Unsplash | Unsplash

Aux États-Unis, l’ICE détient un nombre record de femmes et d’adolescentes enceintes, tout en étant incapable de dire combien ont fait une fausse couche depuis le 3 octobre 2025.

Les documents obtenus par The Guardian recensent 18 fausses couches entre janvier et septembre 2025, mais les données s’arrêtent là. Officiellement, cette disparition statistique serait due au changement de prestataire chargé du traitement des factures médicales.

Les témoignages recueillis par le média décrivent une situation désastreuse : contraintes physiques dangereuses (menottes et blocages en mauvaise position), malnutrition, absence de médicaments et de prises de sang, d’échographies, de consultations gynécologiques, de soins après une fausse couche et urgences aléatoires.

Anabell, détenue au Kentucky, a saigné abondamment avant d’être conduite menottée à l’hôpital, où on lui a annoncé… qu’elle n’était plus enceinte. De retour en détention, elle a continué à souffrir sans suivi médical. Laura, enceinte à haut risque au Texas, dit subir des douleurs et des saignements continus sans pouvoir consulter d’obstétricien. À Dilley, comme partout d’ailleurs, des femmes évoquent aussi les barrières linguistiques, l’absence de traitements et des conditions incompatibles avec leur état.

Une directive de 2021 impose pourtant à l’ICE d’éviter la détention des femmes enceintes, sauf « circonstances exceptionnelles », et de garantir leur suivi médical. Le DHS (Sécurité intérieure) affirme respecter ces règles. Des avocats, des médecins et des associations rapportent l’inverse : les conditions de détention s’aggravent.

Cet article est publié sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.
Exemple de crédit à insérer sous la republication (prêt à copier/coller) :
Article original publié sur Les mots ont un sens.
Auteur : Napakatbra / LMOUS.
Article sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.

Notre newsletter : gratuite, même par mauvais temps. On envoie quand on y pense…

Soutenir notre travail sur Tipeee / LMOUS