Pendant que Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump, négociait la paix au Moyen-Orient, quelqu’un scrutait secrètement son écran d’iPhone. Les services néerlandais ont tout capturé, image par image… et découvert des comptes bizarres.
Une affaire qui ne manque pas de fonds.
Selon l’enquête du journaliste Matthew Cole publiée dans le livre Princes and Thieves et reprise par Vanity Fair ↗, Jared Kushner aurait eu accès à des comptes bancaires secrets financés par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, avec des transferts importants transitant par l’Azerbaïdjan pour faciliter le blanchiment d’argent.
Les allégations principales :
- Un premier compte (« Alpha ») à la First Abu Dhabi Bank aurait reçu environ 750 millions de dollars entre 2017 et 2018 de fonds saoudiens et émiratis, convertis en dollars par des banques azerbaïdjanaises moyennant 6 à 7% de commissions, « indétectable pour les auditeurs ».
- Un second compte (« Beta ») aurait fait transiter un milliard de dollars vers la Banque centrale d’Israël avec l’aval de Netanyahou.
- Ces fonds auraient été découverts lorsque les services de renseignement néerlandais ont piraté l’iPhone de Kushner en 2018, révélant son accès à ces transactions via des banques azerbaïdjanaises.
- Cole affirme aussi que MBZ et MBS avaient proposé 10 milliards pour une caisse noire pour financer le mur de Trump et redessiner le Moyen-Orient
- Jared Kushner et ses avocats ont catégoriquement nié ces accusations, les qualifiant de « complètement folles » et de fausses, tout en menaçant de poursuivre Vanity Fair.
L’Azerbaïdjan, blanchisseur de complaisance et allié d’Israël (lui fournissant 40% de son pétrole), s’impose comme plaque tournante du grand jeu géopolitique.