Après les manifestations des 17 et 24 octobre, des policiers et gendarmes décrivent un maintien de l’ordre devenu plus offensif, plus politique et parfois dangereux pour les agents eux-mêmes.
« Les gens qui sont en face, ce ne sont pas des ennemis ».
Ils dénoncent la stratégie du contact, qui privilégie les unités d’intervention au détriment de la mise à distance, ainsi que les interpellations « pour faire du chiffre » et l’emploi d’unités spécialisées surtout utiles à médiatiser la fermeté.
Le manque d’effectifs et de formation complique les relèves et accroît les risques de dérapage. Ces agents réclament davantage de désescalade, de contrôle et de protection des troupes.