À Bloxham, paisible village de l’Oxfordshire, entre Birmingham et Londres, les vieilles rumeurs de tunnels souterrains chuchotées entre deux pintes au pub du coin se révèlent tout ce qu’il y a de plus réel.
Têtus et déterres
Tout démarre en 2024, dans un lieu bien connu pour ses brillantes découvertes : Facebook. Les habitants y échangent leurs souvenirs de passages cachés. Dave Green et quelques motivés créent alors la « Bloxham Underground Tunnel Society », avec pour objectif de « creuser » cette histoire pour vérifier si les anciens racontaient n’importe quoi… ou pas.
La rumeur fait son trou
Leur première exploration part d’un témoignage classique : « quand j’étais petit, j’ai découvert un passage secret ». La cavité en question est retrouvée. Après inspection par des spéléologues expérimentés (histoire d’éviter une fin tragique un peu stupide), les amateurs peuvent enfin entrer. « Une sensation fantastique », raconte Green. Leur intuition était bonne depuis le début, et ça fait plaisir.
Depuis, les découvertes s’enchaînent, parfois grâce à des méthodes scientifiques pointues… comme un chantier de garage qui s’effondre sous le poids d’une pelleteuse. Et hop, voilà un nouveau tunnel. Le concept du réseau souterrain secret s’impose de plus en plus.
Rendez-vous en terre inconnue
Reste une grande double question : pourquoi ces galeries, et de quand datent-elles (et inversement) ? Impossible pour l’instant de trancher précisément. Mais des ossements retrouvés, dont un crâne de cerf élaphe, suggèrent une origine très ancienne, probablement antérieure au Moyen Âge. Peut-être même romaine. Les chercheurs amateurs envisagent aussi des usages multiples au fil des siècles, notamment comme refuges pour des prêtres catholiques pourchassés à la sombre époque d’Henri VIII.
Les historiens rappellent que les souterrains étaient courants dans l’Angleterre médiévale, utilisés pour le stockage, les passages confidentiels ou comme refuges religieux en période de tensions. À Bloxham, dominé par l’église Saint Mary et ses bâtiments médiévaux, ces galeries pourraient éclairer d’un jour nouveau l’histoire locale.
Creuse toujours… tu m’intéresses !
Derrière cette histoire qui passionne toute l’Angleterre, un constat s’impose : sans curiosité, sans prise en compte des rumeurs historiques, les récits disparaissent avec ceux qui les portent. Morale de l’histoire : la prochaine fois qu’un vieux du village raconte une histoire improbable, ne vous contentez pas de lever les yeux au ciel, prenez des notes, et une pelle éventuellement.
Sources : BBC et telegraph.co.uk.