Le 29 juillet, dans l’unité de soins de longue durée du centre hospitalier de La Tour-du-Pin, en Isère, un homme de 75 ans atteint de sclérose en plaques meurt après avoir suffoqué pendant une vingtaine de minutes. Sans aucune aide.
L’hôpital fantôme.
Sa femme et sa fille, venues lui rendre visite, le découvrent très affaibli : masque à oxygène, glaires en continu, mains recroquevillées et impossibilité de parler. Une infirmière lui administre deux médicaments puis quitte le service, indiquant qu’un médecin viendra le voir le lendemain.
Ensuite, plus personne. L’état du patient se dégrade. La sonnette d’urgence reste sans réponse. Les proches frappent aux portes, parcourent les couloirs et hurlent à l’aide. En vain : « un hôpital fantôme, vidé de son personnel ». Un soignant arrive… après le décès. Puis, un médecin, qui demande benoîtement l’heure du décès aux proches pour l’inscrire sur le certificat.
La famille a porté plainte, saisi l’ARS et le procureur.