Depuis les attaques du Hamas du 7 octobre 2023, la Cisjordanie occupée connaît une flambée des violences commises par des colons israéliens, sous le regard passif, voire avec la complicité de l’armée israélienne.
L’AFP a rencontré des militants juifs israéliens, dont le groupe Bnei Avraham, qui se rendent régulièrement sur place pour protéger les Palestiniens au nom d’un judaïsme humaniste fondé sur la compassion, la justice et la non-violence.
À Jannatah, près de Bethléem, ils ont voulu construire une clôture autour de la maison d’une famille menacée, dont un membre a été tué en mars. Chassés à coups de pierres, de gaz poivré et de coups de bâtons, plusieurs militants ont été blessés. Les soldats présents ne sont pas intervenus. Des journalistes de l’AFP ont aussi subi des violences de la part des colons lors d’un de leurs reportages.
Pour ces militants, la foi ne justifie ni l’occupation ni la violence : elle oblige au contraire à secourir les victimes.