En 2026, 55% des Français déclarent une forte fatigue informationnelle. Ils ne quittent pas tous l’actualité, mais la consultent moins, la partagent moins et cherchent à reprendre la main sur leur attention et leur bien-être. Difficile de leur donner tort.
Le PDF « Les résultats complets de l’enquête » est très bien fait 👆.
En 2026, 55% des Français se disent fatigués par l’information (53% en 2022). Ils consultent moins de médias, partagent moins les nouvelles et s’éloignent de l’actualité : les « détachés » sont passés de 20% à 26%. L’enquête parle de « sécession informationnelle » : on ne cesse pas forcément de s’informer, mais on le fait plus dans son coin, sans partager.
Trop de volume, trop de répétition, difficulté à hiérarchiser, manque de confiance, anxiété et sentiment d’impuissance rendent l’information émotivement coûteuse. Sans parler des fake news à répétition. Les femmes et les personnes aux revenus modestes sont davantage touchées. Les « submergés » (39% en 2026, 35% en 2022.) consultent beaucoup sans parvenir à suivre. Les « boulimiques » (12%) aiment apprendre, mais peinent à s’arrêter. Quant aux « détachés » (26% en 2026 contre 23% en 2022), ils limitent leur exposition sans se méfier particulièrement des médias.