Manifestations : « Ce n’est pas au président de choisir ses opposants »  - Démocratie État policier Gouvernement Internet Justice Lois Manifestation Police Politique Réseaux sociaux Sécurité Syndicats Violence
| 25/10/2026 16:08

Manifestations : « Ce n’est pas au président de choisir ses opposants »

Image d’illustration © doubichlou14 | Flickr | CC BY-NC-ND 2.0

Après les violences du 17 octobre, Emmanuel Macron a recommandé aux préfets d’interdire les manifestations, sauf exceptions (notamment pour les syndicats).

Les interdictions se sont multipliées dans des dizaines de moyennes/grandes villes : à Marseille, Bordeaux, Lyon, Lille, Nice, Montpellier…

Pour Serge Slama, professeur de droit public, cette consigne inverse le principe constitutionnel : manifester doit être la règle, l’interdiction l’exception. La sécurité peut justifier des périmètres limités, à condition qu’ils soient nécessaires, adaptés et proportionnés. Mais interdire partout et pendant plusieurs jours pose sérieusement question.

Les tribunaux administratifs peuvent suspendre les arrêtés abusifs, mais des publications tardives (de plus en plus fréquentes) compliquent les recours. Slama alerte aussi sur l’accumulation de lois sécuritaires, qui pourrait faciliter une dérive autoritaire.

Cet article est publié sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.
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Article original publié sur Les mots ont un sens.
Auteur : Napakatbra / LMOUS.
Article sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.

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