Ephrem Yalike, journaliste centrafricain et ancien collaborateur repenti de la propagande russe liée à Wagner, a vu sa demande d’asile rejetée par la France.
Celui qui a exposé fin 2024 les mécanismes de désinformation (faux articles, manifestations fabriquées, corruption médiatique) risque désormais d’être renvoyé là où ces réseaux prospèrent.
Arrivé en France après un périple chaotique (blocage à Bangui, accusation de trahison, fuite via la RDC), il avait pourtant contribué à l’enquête internationale « Propaganda machine ». Résultat : plus de 200 publications et des sanctions européennes contre son ancien supérieur.
Pour la Platform to Protect Whistleblowers in Africa (PPLAAF), la décision française est « incompréhensible » et dangereuse, évoquant un « risque de représailles graves ». Un recours a été déposé le 9 juillet devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), en théorie suspensif.
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