Le FBI a discrètement assoupli, en juin, plusieurs critères utilisés pour vérifier les antécédents de ses futurs agents et employés.
#NotGorafi
Avertissement : j’aurais pu utiliser l’inclusivité (candidat·e) mais ce texte aurait été illisible, un peu ridicule, et je pense que ces dames ne m’en voudront pas cette fois-ci… 🤞
Jusqu’ici, avoir eu recours à des prostituées, avoir volé son employeur ou commis des actes de zoophilie constituait un motif automatique de rejet. Désormais, dans certaines circonstances particulières, le FBI est prêt à fermer les yeux : ces comportements seront examinés au cas par cas, selon leur ancienneté, leur fréquence et les circonstances.
Un candidat ayant sollicité une prostituée pourrait être accepté si les faits remontent à plus de dix ans et n’ont pas été réitérés au moins trois fois. Un vol commis contre un employeur ne serait plus rédhibitoire après trois ans. Les actes de zoophilie ou de cruauté animale peuvent aussi être zappés, s’ils ont eu lieu avant les 18 ans du candidat, notamment s’il a été victime d’abus sexuels impliquant des animaux durant son enfance.
Le FBI affirme vouloir évaluer « la personne dans son ensemble » et éviter de pénaliser les victimes de traumatismes. Mais d’anciens agents et spécialistes du recrutement dénoncent un abaissement préoccupant des exigences, dans un contexte de forte perte d’effectifs depuis l’élection de Trump. Ils redoutent l’embauche de profils vulnérables au chantage, moins crédibles dans les enquêtes sur la traite humaine ou susceptibles de fragiliser la confiance dans l’agence.
Rappel : le directeur de l’agence, Kash Patel, est au cœur de nombreuses polémiques, notamment autour d’une consommation excessive d’alcool, de l’achat de données de localisation de citoyens états-uniens, entre autres. Le but est donc de sélectionner des profils encore pire que lui ?