La guerre au Proche-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz entretiennent une forte instabilité des marchés de l’énergie.
Winter is coming
Le pétrole fluctue au gré des tensions, mais reste environ 20% plus cher qu’avant-guerre. Le gaz, lui, ne redescend presque pas : même à son niveau minimal, il coûtait encore 50% de plus, et son prix a désormais quasiment doublé.
Problème : l’été est la période habituelle de remplissage des réserves européennes, et il tourne au casse-tête. La Commission avait conseillé de ne viser que 80% des stocks, tandis que le Qatar, qui fournit un cinquième du gaz mondial, peine à exporter sa production (en raison du blocage du détroit d’Ormuz).
Pour éviter la panne sèche, les Européens ont donc acheté… du gaz russe, dont 6 milliards d’euros par la France et la Belgique. Et les réserves pourraient ne pas être reconstituées avant la fin de l’automne.