« Nationalisation » n’est plus un gros mot. De Bruxelles à Washington, les États reprennent le contrôle d’entreprises clés. Une révolution discrète mais globale.
La Belgique a ouvert le bal en avril 2026, où un gouvernement de droite veut reprendre le contrôle des centrales nucléaires d’ENGIE. Parce que l’électricité bon marché, ça calme vite les électeurs, et que ces réacteurs rapportent jusqu’à 2 milliards par an.
Surprise : la nationalisation redevient tendance.
Au Royaume-Uni (rail, acier, eau), en France (ArcelorMittal, EDF), aux États-Unis (terres rares, Intel, TikTok version forcée), ou encore au Chili, en Indonésie et au Niger : partout, les États reprennent la main. Les motifs sont le plus souvent la sécurité économique, la souveraineté, la transition énergétique.
Même l’IA est dans le viseur : certains proposent de taxer les géants du secteur à 50 %… en actions. Trump et Sanders, pourtant opposés sur tout, partagent le même constat : le libéralisme a déraillé.
Cette vague n’est pas nouvelle : elle rappelle les années 1930, quand la crise et les tensions géopolitiques poussaient déjà à nationaliser. Sauf qu’aujourd’hui, le paradoxe est que l’État revient en force, mais sans que la mondialisation recule.
La propriété privée n’est plus sacrée, mais elle n’est pas morte pour autant. Dans ce grand retour de l’État, tout le monde nationalise… mais personne ne le fait pour les mêmes raisons.