La plupart des adultes dans le monde digèrent mal le lactose, le principal sucre présent dans le lait.
La crème de la propagande.
Ce n’est donc pas une anomalie. Après l’enfance, le corps humain arrête généralement de produire assez de lactase, l’enzyme qui permet de digérer le lait. Les populations d’Europe du Nord font exception, car une mutation leur permet de continuer à boire du lait à l’âge adulte.
Pourtant, au XXᵉ siècle, les États-Unis ont présenté le lait comme un aliment indispensable. Pour écouler leurs surplus, les producteurs et le gouvernement l’ont introduit dans les cantines scolaires et l’ont exporté, notamment vers l’Asie.
Des personnes qui n’avaient pas l’habitude d’en boire sont alors tombées malades. Au lieu de reconnaître une différence naturelle entre les populations, certains scientifiques ont parlé de « défaut » ou de « maladie ». Cette vision a renforcé l’idée que les habitudes alimentaires occidentales étaient supérieures.
Une sorte d’« impérialisme alimentaire ».