Dans son rapport « On commence par le verdict », Amnesty International décrit le système de surveillance de la DGST marocaine, documenté pour la période 2017-2021 et susceptible d’être toujours actif.
Selon l’enquête, journalistes, militants, avocats et universitaires sont ciblés par des logiciels espions (dont Pegasus), ou des interceptions réseau, des informateurs et des filatures. Le but est d’une part de collecter des données, et d’autre part de faire peur, de discréditer, de faire taire, jusqu’à des poursuites ou l’emprisonnement.
Le dispositif électronique s’appuie sur des technologies étrangères, un commerce que l’ONG juge insuffisamment contrôlé. Le Maroc nie tout en bloc, et n’a pas répondu aux questions d’Amnesty. L’ONG réclame une enquête indépendante et une régulation internationale.