Au Maroc, l’espionnage est une industrie. L’enquête de Forbidden Stories révèle un système tentaculaire piloté par la DGST (renseignement intérieur marocain), mêlant filatures, micros, cybercafés infectés et smartphones piégés.
Le journaliste Omar Radi en est l’exemple : suivi depuis 2017, son téléphone devient une obsession pour les services marocains, jusqu’à être siphonné via Cellebrite puis Pegasus, « l’arme absolue » capable d’aspirer toute une vie sans clic.
Des téléphones vérolés sont même vendus à des militants, tandis que des cybercafés entiers sont sous surveillance. Pegasus simplifie tout : un appel manqué suffit. Au final, 13 000 numéros ciblés, dont des chefs d’État. Le Maroc nie, mais les révélations montrent que l’affaire remonte au sommet de l’État.