Remplacer quelques places de parking pouvait sauver des centaines de vies chaque année ? Une étude récente menée à Paris révèle l’impact réel de la végétalisation sur la santé et le climat.
La végétalisation urbaine apparaît comme un levier majeur de santé publique et d’adaptation climatique. À Paris, où la voiture occupait encore la moitié de l’espace public en 2016, remplacer une partie des surfaces routières par du végétal réduirait significativement la mortalité.
Une hausse de 0,1 du NDVI (indice de végétation) est associée à -4% de mortalité. Trois scénarios étudiés montrent qu’entre 29 et 315 décès annuels pourraient être évités d’ici 2040, sans accroître les inégalités. Au-delà du rafraîchissement urbain (-1,3°C) et de la baisse des émissions (-25%), les espaces verts améliorent la santé mentale, l’activité physique et la cohésion sociale. Rentables économiquement, ces politiques exigent toutefois de la vigilance pour éviter les pièges : gentrification, choix des essences, qualité des aménagements.
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