L’autorisation de l’épandage de pesticides par drones en France, officialisée par la loi du 23 avril 2025, passe mal. Présentée comme limitée à des substances « à faible risque » et à des zones spécifiques (vignes, pentes, bananeraies), la mesure est déjà en train de s’étendre.
Générations Futures alerte ↗ : derrière cette évolution « en catimini », le gouvernement ignore les recommandations de l’Anses et élargit le spectre des autorisations, notamment en réduisant les distances de sécurité aux habitations de 250 mètres à 10 mètres. C’est-à-dire quasi zéro.
La loi ouvre aussi la voie à des substances plus toxiques. En toile de fond, le projet européen « Omnibus » pourrait carrément lever l’interdiction de l’épandage aérien instaurée en 2009.
Problème de fond : des études scientifiques montrent que des pesticides épandus par drone sont détectables dans l’air à plusieurs centaines de mètres avec des concentrations des dizaines de fois plus importantes que lors d’un épandage par pulvérisateurs.
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